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Atelier aromathérapie

Introduction aux huiles essentielles et confection d'un Roll-on

Les huiles essentielles sont une aide efficace contre les petits tracas (stress, bouffées de chaleurs, manque de confiance en soi, rhume...)

Soit cultivée, soit sauvage, la cueillette des plantes doit être saine et sans pesticide. Attention aux plantes protégées ou plantes rares ! La germination des plantes environnantes influe ainsi que les soins donnés aux champs, la qualité de la récolte, la météo. La menthe récoltée plus tard est chargée en cétones s’il y a des fleurs.

Selon la plante, plusieurs parties peuvent être distillées, en ayant des propriétés différentes : par ex :

  • les agrumes zestes sont photosensibilisants, les feuilles petit-grain et les fleurs donnent le Néroli qui ne l’est pas.

  • Le ravintsara (cinnamomum camphora) est le résultat de distillation de feuilles. HE connue est plutôt douce utilisée pour les maux de l’hiver à odeur d’eucalyptol très caractéristique. La distillation de l’écorce donne une HE riche en camphre (ou bornéone qui est une cétone très neurotoxique) contre-indiqué chez les plus jeunes et proscrite par voie orale.

Attention aux achats sur internet et à l’étranger. Le nom commun peut désigner 2 plantes différentes. Par ex :

  • Le bois de Cèdre :

En France : Cedrus athlantica, HE pourla circulation sanguineg, et HE relativement sûre.

Dans certains pays anglophones : Thuja occidentalis, toxique, abortive et interdite en vente libre en France.

Ravintsara (cinnamomum camphora) et Ravensare (Ravensare aromatica) Nom commun très proche mais latin très distinct.

Pour les HE de bonnes qualités, conservées dans de conditions optimales (debut, au sec, à l'abri des rayons du soleil, entre 15 et 20 degrés), la validité peut être très longue. Il est souvent conseillé 5 ans... Une bonne indication est de suivre le Date Limite D’utilisation Optimale ou Date Limite de Consommation. Pour les agrumes zeste, 3 ans. Mais encore une fois, tout dépend des conditions de conservation.

Son odeur est un bon indicatif sur sa qualité, et les réactions qu’elle pourrait provoquer, comme rougeur, boutons alors qu’auparavant il n’en était pas le cas.

Attention au chémotype : Telle ou telle molécule à telle ou telle propriété, il est important de les inscrire par composé majoritaire en premier. Attention, une plante peut avoir plusieurs chémotypes, par ex pour le romarin qui en a 3, donc propriétés différentes, contre-indications différentes et usages différents :

  • Romarin officinal à cinéole : Maroc-Tunisie :

50% d’oxydes (1,8 cinéole), 25% de monoterpènes et 10% de cétones (camphre)=pas diffuser.  Toux, bronches

  • Romarin officinal à verbénone : corse

12% d’oxydes (1.8 cinéole), 50% de monoterpènes et 13% de cétones (verbénone)  problèmes de foie

  • Romarin à camphre : France, Provence

30% d’oxydes (1.8 cinéole), 40% de monoterpènes et 30% de cétones (camphre)  problème musculaire

Les HE ont 3 gros ennemis. La lumière, la chaleur et le plus grand est l’eau, car elles sont lipophiles. C’est leur nature d’aimer le gras et de passer ainsi la barrière lipidique de la peau. Elles seront donc diluées dans de l'huile végétale.

Les dosages, les allergènes et les dangers sont propres à chaque huile essentielle et il est important de se renseigner pour toutes les huiles essentielles.

La voute plantaire permet une diffusion dans tout le corps. Si on ne sait pas où masser, privilégier les poignets et il est bien d’y associer l’olfaction pour s’imprégner de la sensation de bien-être que l’HE procure. En effet, les odeurs ont un pouvoir particulier sur notre psyché. Dans certains endroits comme l’Angleterre, la voie orale n’est même pas utilisée, et les dilutions sont beaucoup plus faibles, car c’est une conception davantage basée sur le message transmis par l’HE que sur la concentration.

Les odeurs agréables nous fournissent de la joie, ainsi que les propriétés de la plante.

L’élimination des HE se fait par les poumons par l’air expiré, ou les urines par métabolisation.

Avant d’utiliser une HE, pratiquer le test d’allergie :

1 goutte d’HV mélangée à 1 goutte d’HE. Appliquer dans le pli du coude.

Réaction immédiate : dermocausticité : une irritation est plus probable et va partir tout seul

Réaction en 24-48H : localisée, mais peut aussi se manifester ailleurs sur le corps, ou dépasser la zone.

S’interroger sur l’HE et essayer d’identifier le composé chimique incriminé.

Il est possible de développer une allergie à force d’utilisation, ou même chez les personnes non allergiques, et même avec des HE réputées non allergènes.

Le totum est l'ensemble, complexe et cohérent, des molécules actives de la plante. L'effet thérapeutique de la totalité de la plante est supérieur à celui de l'un de ses constituants.

Les voies d'administrations :

  • La diffusion atmosphérique (dans l'air)

  • La voie cutanée (la peau)

  • La voie orale (la bouche)

  • La voie rectale ou vaginale (attention : les muqueuses sont délicates !)

Les hydrolats sont les coproduits de la distillation, ce qu’on récupère sous l’HE qui est décanté puis filtré. Ils sont composés de 98% d’eau et entre 0,5 à 2% d’« HE »